Géoradar

Le GPR ou équipement géoradar est une méthode d'investigation non destructive utilisée depuis les années 1970 pour l’inspection des routes, des structures de béton et des couches d’interfaces, ainsi qu’une douzaine d’autres applications. Cependant, son application dans l'industrie ferroviaire reste assez rare.

Les méthodes classiques d'inspection des voies nécessitent que l'inspecteur effectue des essais destructifs du sous-sol pour étudier adéquatement et comprendre l'état de la couche d’interfaces. De plus, la majeure partie de l'analyse est complétée sur le site, ce qui limite la vitesse de l'inspection et augmente le nombre de fouilles ponctuelles nécessaires.

Cependant, un système GPR correctement calibré peut inspecter à des vitesses allant jusqu'à plus de 70 km/h. Cela représente un avantage considérable pour les segments de la voie avec une visibilité limitée pour l'inspection. Les changements dans les médias, les vides, les fissures, et divers matériaux sont détectés en utilisant des ondes électromagnétiques et leurs propriétés diélectriques. Lorsqu'il est utilisé efficacement, il peut détecter les conditions de la sous-structure de la voie, y compris l’épaisseur du ballast et du sous-ballast, un tassement irrégulier, les nappes phréatiques suspendues, puisards et autres irrégularités. Tout cela à des vitesses inégalées par les inspections classiques.

CANARAIL a développé une expertise distincte en inspection ferroviaire concernant des projets antérieurs en mettant en œuvre de nouvelles méthodes pour intégrer les inspections visuelles et avec GPR.

Sur la photo de droite, trois antennes parallèles sont utilisées pour inspecter les conditions du sol sous le chemin de fer. Ci-dessous, une imagerie des sols telle que produite par la technique GPR.